Top articles
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Julien Green
Rien n'est plus délicieux que ces premières journées d'automne où l'air agité de puissants remous semble une mer invisible dont les vagues se brisent dans les arbres, tandis que le soleil, dominant cette fureur et ce tumulte, accorde à la moindre fleur...
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Les pas
Tes pas, enfants de mon silence, Saintement, lentement placés, Vers le lit de ma vigilance Procèdent muets et glacés. Personne pure, ombre divine, Qu’ils sont doux, tes pas retenus! Dieux!... tous les dons que je devine Viennent à moi sur ces pieds nus!...
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Palmström
Palmström est là, debout près d'un bassin,et largement déploie un mouchoir rouge ;sur le mouchoir on peut voir le dessind'un chêne, ainsi qu'un homme avec un livre. Palmström hésite à se moucher dedans :il appartient à ces drôles de gensque tout à trac,...
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Philippe Jaccottet
Chemins, taches rouges des sédums,lianes des clématites sauvages, chaleur du soleil couchant.(Noté d'abord cela, pour ne pas oublier l'intensité singulière de ces instants.)Aussitôt après :Ces taches rousses sur les rochers - comme on parle de lune rousse...
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La Demeure en juillet ...
La demeure en juillet, pendant l'après-midi. À l'ombre des volets, la chambre s'acclimate ; Le silence est heureux, calme, doux, attiédi, Pareil au lait qui dort dans une fraîche jatte ; La pendule de bois fait un bruit lent, hardi, Semblable à quelque...
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Noël blanc Emile Verhaeren
Doucement, lentement, la neige tombait, la neige de Noël. L’air en était pointillé ; elle floconnait, s’attardait dans un tour de valse au coin des rues où soufflait la bise. Dans la plaine, elle descendait d’aplomb, serrée. C’était le 24 décembre, le...
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NYX
Ô vous mes nuits, mes noires attenduesÔ pays fier, ô secrets obstinésÔ longs regards, ô foudroyantes nues,Ô vol permis outre les cieux fermés. Ô grand désir, ô surprise épandueÔ beau parcours de l'esprit enchantéÔ pire mal, , ô grâce descendueÔ porte...
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Rêve pour l'hiver
L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose Avec des coussins bleus. Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose Dans chaque coin moelleux. Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace, Grimacer les ombres des soirs, Ces monstruosités hargneuses,...
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Henri Pichette
Si tarde à partir l'hirondelle, C'est que l'hiver se tient loin d'elle ; Quand le rougegorge est à l'huis, C'est que l'hiver de près le suit. Quand les hirondelles s'en vont, Le rougegorge s'en vient. Henri Pichette Les ditelis du rougegorge ed Gallimard...
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L'ouïe aveugle
Si le brouillard est le seul rivage. Si le pont s'interrompt sur le vide et le vent. D'où vient cette harmonie de l'air, le signe d'un passage, l'ouvert soudain du temps, la danse nue des sons qu'on appelle musique ? Ton sang s'alentit, tu tends la main...
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22 algues
la relance ici se fait par le vent qui d'Afrique vient par la poussière d'alizé par la vertu de l'écume et la force de la terre nu l'essentiel est de sentir nu de penser nu la poussière d'alizé la vertu de l'écume et la force de la terre la relance ici...
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Emily Dickinson
An ear can break a human heartAs quickly as a spearWe wish the ear had not a heartSo dangerously near L'oreille peut briser le coeur humainAu vif comme un javelotOn voudrait que le coeur ne soit pasSi dangereusement près de l'oreille poésies complètes...
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Le livre des petits étonnements du sage Tao Li Fu ; Jean-Pierre Siméon
Tout enfant a sa Cité interdite où même l'Empereur ne pourrait entrer. Si tu veux voir la vie du bon côté, ferme un oeil. Seuls les hommes qui ont un sourire d'enfant ont assez grandi. Soit comme la brise qui fait chanter l'arbre en passant. Quand les...
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allez hop re-musique mon chouchou : Souleymane Diamanka, muse amoureuse
Alors actualité si vous êtes intéressés VISUEL HD EXTRAIT Habitant de nulle part, originaire de partout Souleymane Diamanka La voix pleine de sourires et pleine de larmesSincère comme ce père noir qui repart en pleurs d’un parloirJ’ai eu la chance quelque...
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Nada
Les girandoles des soleils au fond du vide dessinent sur mes yeux le rien de la lumière, chaque regard tirant de rien ce qui m'éclaire quand sa distance apaise mon néant avide. Je reconnais en moi la voie ouverte au rien, qui désigne et déplace et dissipe...
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Le Livre des petits étonnements du sage Tao Li Fu (extraits)
Le plus puissant dragon n'a jamais attrapé un oiseau. Pluie qui tombe, fleurs qui montent. Si la vache avançait par bonds, l'appellerait-on sauterelle ? Le genou et l'orteil ont aussi besoin de rire. Le livre des petits étonnements du sage Tao Li Fu Jean-Pierre...
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La saveur du réel
Il marchait sur un pied sans savoir où il poserait l’autre. Au tournant de la rue le vent balayait la poussière et sa bouche avide engouffrait tout l’espace. Il se mit à courir espérant s’envoler d’un moment à l’autre, mais au bord du ruisseau les pavés...
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Victor Hugo
C'est lui qui, malgré les épines, L'envie et la dérision, Marche, courbé dans vos ruines, Ramassant la tradition. De la tradition féconde Sort tout ce qui couvre le monde, Tout ce que le ciel peut bénir. Toute idée, humaine ou divine, Qui prend le passé...
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La Danse
Voyez ces jeunes couples tournoyer dans la valse gracieuse. Leurs pieds rapides effleurent à peine le sol. Sont-ce des ombres fugitives délivrées du fardeau des corps, ou des génies qui poursuivent leurs danses aériennes aux rayons de la lune ? Légers...
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La solitude
O que j'aime la solitude ! Que ces lieux sacrés à la nuit, Eloignés du monde et du bruit, Plaisent à mon inquiétude ! Mon dieu ! Que mes yeux sont contents De voir ces bois, qui se trouvèrent A la nativité du temps, Et que tous les siècles révèrent, Etre...
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L'arbre Rina Lasnier
J’avais un grand arbre vert Où nichait mon enfance ailée, Un arbre grand troué de lumière Qui remplissait le haut de mon âme. J’avais de douces branches vertes Où chantait mon enfance triste, Des branches vertes et sonores Qui répétaient les chagrins...
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Gustave Roud
J'aimais la noire vallée, le bruit de l'eau à ma droite, ces flaques d'odeur, inexplicables, que je traversais tout à coup.Les phares d'une automobile cachée tiraient violemment de l'obscur un dessin d'arbre, arrachaient à l'informe des fûts, des frondaisons...
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Clin d'oeil à Joruri
Oublie et n'oublie pas le demi-mot des choses. * Le pollen dans les brises comme un perpétuel au revoir. * Ouvert et clos comme le jour entre deux nuits. * Toutes les larmes tombent dans le ciel. * Ce qu'il aime en toi c'est ta face cachée. * Si l'énigme...
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Jardin
Il est un grand et beau jardin : Une haie d'aubépines blanches Autour d'un tremblement de branches. Une petite porte d'or, Toute close sur le dehors. Une chanson de voix lointaines, Un bleu murmure de fontaines. Et de la terre jusqu'au ciel, Rien qu'une...
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Jos Roy que vous pouvez lire ici Atalaye http://guetternestpasjouer.blogspot.fr/
19 il n'y a pas que la nuit ce serait mentir que de graver sur la pierre il n'y a que la nuit évidemment ce serait mentir : nouvelle nuit après la nuit dans l'intervalle charbon mot éclat qui couve & consume histoire à forme de glaise et puis sans voix...