Top articles
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Emily Dickinson
La Nature est tout ce que nous voyons, La Colline et l'Après-midi - L'Eclipse, l'Ecureuil et le Bourdon, Mieux - la nature est l'Harmonie. La Nature est tout ce que nous savons Mais sans avoir l'art de le dire, Si chétive est notre sagesse Auprès de Sa...
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Olivier Larronde
Le vent qui touche à tout, jeune fille sans ailes, Touche à toi, demoiselle où veut poser sa bouche L'équilibriste qui tient sur un baiser d'elle Et tourne sous son fard dès que le vent le touche. Sur tes genoux moins durs que les genoux du bois, Votre...
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Paysages
Paysages paisibles ou désolés. Paysages de la route de la vie plutôt que de la surface de la Terre. Paysages du Temps qui coule lentement, presque immoblile et parfois comme en arrière. Paysages des lambeaux, des nerfs lacérés, des "saudades". Paysages...
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Habib Tengour
Le soir tombe inconscient de sa chute un trouble t'enveloppe là le temps te file des mains tu rêves de chemins de lune de révolutions sidérales l'aube en train de consolider une voûte se dissimule derrière Tu interroges : La terre sera-t-elle toujours...
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Vocation du poète
Toujours reverdissant sur les hautes ramures depuis près de quatre-vingts ans, tous nos poèmes entrelacés rêvent d'être le murmure d'une vaste souccah au clair de lune qui danse la hora d'automne en plein vent : pour le plaisir des vieux et des jeunes...
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Coeur à l'ouvrage
Tout s'éclaire L'oeil fait éclater sa paupière La main quitte son gant de mousse Au soleil de jeunes pousses De vieilles peaux dans les greniers Et les hommes sortent nus Personne ne se reconnaît plus Il n'y a plus de haine On vit au jour le jour Et tout...
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Nohad Salameh
Lorsque tu débarques à pas de lune en mon oeil de maïs la bouche épaissie de mes sanglots ton regard où j'entends bouger une déchirure s'établit, veilleur de nuit, sur mes rives pour m'offrir la cité pavoisée d'oracles. Je percute tes paysages où mon...
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Bribes (1ère partie)
Il est un temps où la soif n'est qu'ennui brûlure solitude et détresse Tu as vaincu la honte Il te reste à surmonter le doute Quand la compassion te relie à ceux que l'époque rudoie quand tu deviens celui qui vacille perd pied lutte pour ne pas sombrer...
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Rien
Plus rien même pas la cendre même pas le souvenir plus rien Plus rien sauf cette joie de l'oubli ce vent de l'oubli qui arrache tout détruit tout et saccage le reste Le moment est enfin venu de ne plus espérer de ne plus attendre de ne plus croire de...
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Le travail du poète (extrait)
à Guillevic I Les belles manières avec les autres Sur l'herbe pelée en été Sous des nuages blancs Les belles manières d'être avec les femmes Dans une maison grise et chaude Sous un drap transparent Les belles manières d'être avec soi-même Devant la feuille...
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Le penseur malgré lui
Comment la nuit peut-elle tomber d'un coup sur l'océan sans faire la moindre éclaboussure ? Il ne faut pas perdre son temps avec ceux qui croient qu'il suffit de se compliquer la vie pour la rendre intéressante. Il n'est pas nécessaire de partir très...
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le ventilateur
Trop chaud pour s'activercaché le soleilmais sa chaleur imprègne la terrasse.Calme aussi le jardin.Les pies vont par paires aujourd'hui,Les pigeons par trois,La tourterelle, seule, m'accompagne un brin.Le tonerre, pas très loin"à voix basse" , il est...
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Geoffrey Squires
Des filets de pluie sillonnent les grandes fenêtres je ne sais pas j’aime ces jours-là quand on n’attend rien qu’on ne peut rien faire comme un chat comme un chat dort près du feu toute la journée peut dormir toute la journée comment s’occupent les vies...
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Les Vents Première Partie (Traduite de poèmes norvégiens)
Comme je m’acheminais vers la colline, je rencontrai le Vent du Nord. Il était vêtu d’un grand manteau de neige et sa couronne de glaçons étincelait. Il me dit: «Laisse-moi t’emporter vers les immuables blancheurs. «Tu verras les aurores incomparables,...
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Henri Michaux extrait Le jardin exalté
... Comme l'eau avance dans ce lit d'un fleuve, pareillement la musque avançait dans le lit de mon être, entretenant, entraînant ampleur, et aspiration à l'ampleur. Mon mal avait disparu et l'appréhension. C'était oublié. Par des brisements de toutes...
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Plage
Circulaire, le poème t'entoure : En boucles serrées il vient encercler Ton corps allongé sur le sable. Comme une autre abeille à la recherche d'autre miel, Abandonnant les arômes du jardin, Le poème se met à frôler ta peau. José SARAMAGO Les poèmes possibles...
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Le poème des flocons de neige
Rien ne vient de rien, comme quand un ruisseau devient une rivière qui se jette dans l'océan, d'où l'eau monte en vapeur, tombe en flocons de neige et redevient ruisseau rivière océan, tu sais - de rien en rien, comme si rien ne s'était passé. Jan Erik...
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Madrigal
Plus transparente Que cette goutte d'eau Entre les doigts de la plante grimpante Ma pensée tend un pont De toi-même à toi-même Regarde-toi Plus réelle que le corps que tu habites Fixe au centre de mon front Née pour vivre sur une île. Octavio Paz Versant...
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Joie nouveau-née
"Je n'ai pas de nom _ Je n'ai que deux jours." Comment vais-je t'appeler ? "Heureuse suis, Joie est mon nom." Douce joie t'échoie ! Oh la douce joie ! Douce joie qui n'a que deux jours _ Je t'appelle douce joie. Quand tu souris, Moi je chante _ Douce...
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Un dahlia
Courtisane au sein dur, à l'oeil opaque et brun S'ouvrant avec lenteur comme celui d'un boeuf, Ton grand torse reluit ainsi qu'un marbre neuf. Fleur grasse et riche, autour de toi ne flotte aucun Arome, et la beauté sereine de ton corps Déroule, mate,...
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Jules Supervielle dans Débarcadères
Voyageur, voyageur, accepte le retour, Il n'est plus place en toi pour de nouveaux visages, Ton rêve modelé par trop de paysages, Laisse-le reposer en son nouveau contour. Fuis l'horizon bruyant qui toujours te réclame Pour écouter enfin ta vivante rumeur...
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Wei Ying-Wu Improvisation
Une humble cour entourée de bambous dépouillés. Après le vent-pluie les iris ont leurs tiges cassées. Au profond des feuillages chantent les oiseaux ; Sur les mousses vertes nulle trace humaine. Au pavillon d'Hirondelles durable est le jour. Les arbres...
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Phase
Cheminant cheminant j'ai retrouvé le puits d'amour Dans l'œil de mille et une nuits j'ai reposé Aux jardins abandonnés elle abordait comme une colombe Parmi l'air défaillant de midi j'ai cueilli pour elle oranges et jasmin Mariano 25 juin 1916 Giuseppe...
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Emily Dickinson
Porter notre part de la nuit, Notre part du matin ; Remplir de bonheur notre vide, de mépris notre vide. Etoile par-ci, étoile par là, D'aucuns perdent leur route. Brume par-ci, brume par là, Et puis après : le jour ! Poésie les 100 plus belles pages...
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Philippe Jaccottet
J'aurais voulu parler sans images, simplement pousser la porte... J'ai trop de crainte pour cela, d'incertitude, parfois de pitié : on ne vit pas longtemps comme les oiseaux dans l'évidence du ciel, et retombé à terre, on ne voit plus en eux précisément...