Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

chant

Sur l'épaule de l'ange Alexandre Romanès extraits suite

Publié le par riende9?

Ineffaçables, les paroles vraies

et les mouvements du coeur vers l'autre.

Tout le reste n'est rien.

Qu'ils continuent le combat

sans moi !

La neige, le vent, les étoiles :

si le coeur est parfait,

pourquoi vouloir plus ?

 *

Souvent j'ai dit oui

quand il fallait dire non

et j'ai dit non

quand il fallait dire oui?

Je ne t'avais pas encore 

rencontré.

 *

Aujourd'hui, presque tout m'agresse,

mais mon oreille est encore là

pour le chant délicat des oiseaux.

Mais pour combien de temps encore ?

Ton épaule contre la mienne,

ton souffle sur ma joue.

Je n'ai pas oublié. 

Voir les commentaires

Janine Modlinger

Publié le par riende9?

     Attendre. Se poser dans l'attention. Aérienne, aiguë, aux aguets entre les strates, alertée par l'infime mouvement, l'attention attend.

 

     L'instant, qui n'est que battements d'ailes, fera signe.

 

     Ce battement d'ailes, ce lieu du surgissement. Chant de l'invisible. Touffeurs ténues, réduites à rien, pressenties. Et ce rien fait signe, comme une brume lointaine qui tremblerait là-bas, cachant et dévoilant le trésor.

 

Janine Modlinger

Beauté du presque rien

Ed Ad Solem

Poésie

 

 

Voir les commentaires

Jos Roy De suc & d'espoir 17

Publié le par riende9?

tombent les étoiles

une à une

creusent au jardin

une plaie d'infini

 

          et toi                                     et toi

perdu dans le sillon

cuirassé de bras et de langues

                                                      et toi

soc enfoui au buisson

des ronces

 

les jours de pleines pluies

la rouille y dégoutte un murmure

boueux

 

          gras excès de lymphe

          que certains nomment chant

 

Jos Roy

De suc & d'espoir

With Sap & Hope

 

Ed Black Herald Press

 

PS : pour les anglophones, version anglaise disponible

 

 

 

 

Voir les commentaires

"Ce jour..."

Publié le par riende9?

Ce jour, je suis jetée nue dans la lumière.

 

Attentive, vouée au chant qui ne cesse de fleurir.

 

Janine Modlinger

Beauté du presque rien

Ed Ad Solem

 

Voir les commentaires

LA MEDITERRANEENNE

Publié le par riende9?

La Méditerranéenne fut mon double / ma doublure

le Bleu - ma demeure

mon souffle / ma démesure.

 

Le Levant : ma saignée première

l'unique échancrure

vers l'oiseau ivre des confins

et de toute solitude.

 

Mais je n'ai pour espace

que ton visage innombrable :

ma face / mon profil.

 

Voici mes proverbes voraces

l'orgue de barbarie au parfum d'olivier

les dieux de l'encrier

que l'Orient immole :

leur chant soit à ton âme

une longue rivière !

 

Nohad Salameh Le livre de Lilith

Avec deux lavis de Colette Deblé

Ed L'Atelier du Grand Tétras

Voir les commentaires

Haïku Yone Noguchi

Publié le par riende9?

J'écoute le chant de l'oiseau

non pour sa voix, mais pour

le silence qui la suit

 

Voir les commentaires

Haïku Ikkyû Sôjun

Publié le par riende9?

Quelle tranquillité !

Le chant de la cigale pénètre

dans la roche.

 

 

Voir les commentaires

Avril perpétuel de l'âme

Publié le par riende9?

Salue la lumière

qui t'ouvre les lèvres : ensuite

écarte les rideaux.

 

Dès le seuil invente

un mot toujours neuf,

précaire, ce sera "seuil".

 

Peut-être du givre

ou la frondaison, avance,

aux chemins de répondre.

 

Où que tu ailles, l'humus,

le sable, prends modèle

sur les ondes, allège-toi.

 

Ne sois que souffles

et vois : une glycine

a débordé le mur.

 

Ne coupe aucune fleur,

tu t'élargis

dans l'air des cimes.

 

Oublie tous les noms

sauf ceux du jardin,

à la fois ceux des plages.

 

Pleines mains sur ce tronc,

écoute, équitable,

le silence, la sève.

 

Rien ne reste invisible,

dis à présent

le parfum des lilas.

 

Pluie fine, la chair en liesse,

la clairvoyante, réveille

un chant de grive.

 

Les ailes, le coeur,

laisse-les battre,

laisse-les battre ensemble.

 

Si tu t'arrêtes, fais-le

à l'ombre d'un érable,

pense alors aux falaises.

 

Le vent sur les épaules,

n'aie soif ou faim

que d'embruns, de pollen.

 

Au soleil un vanneau,

un galet sous l'écume,

choisis l'un avec l'autre.

 

D'une même voix parle

à la nuit comme à l'aube

uniquement de ce qui va éclore.

 

Et toujours réserve

au creux de tes paumes

une place à l'écho.

 

Rends grâce au poème,

franchis l'horizon,

l'essor s'y régénère.

 

Pierre Dhainaut Rudiments de lumière ed Arfuyen

 

 

 

 

Voir les commentaires

Chant rieur

Publié le par riende9?

Quand sur un ton de joie rient les vertes forêts,

Que le ru court et rit de toutes ses fossettes,

Cependant que l'air rit de nos plaisanteries,

Que, du bruit qu'elles font, rit la verte colline ;

 

Lorsque de leur vert vif rient aussi les prairies

Et que la sauterelle, en ce gai tableau, rit ;

Lorsque chantent Suzanne, Emilie et Marie

De leur suave bouche arrondie Ha, ha, hi !

 

Lorsque les oiseaux peints rient aussi sous l'ombrage

Où notre table est mise avec noix et cerises,

Viens vivre, soyons joyeux, allons, joins-toi à moi,

Nous chanterons en chœur le suave Ha, ha, hi !

 

William Blake Chants d'innocence, Le mariage du Ciel et de l'Enfer, Chants d'expérience ed Rivages poche/ Petite bibliothèque traduction Bernard Pautrat 

 




Voir les commentaires

Ce coeur

Publié le par riende9?

Ce cœur sans cesse sur la table

avec ses grosses écritures

ses majuscules

et ses marges de seigle

sommeille obliquement

sur une feuille de nénuphar

interdite aux voyageurs de nuit.

 

Ce cœur qui se mêle au feu

avec ses brebis florales

et son soleil barbare

capture le chant du cygne

à l'étal du matin.

 

Nohad Salameh D'autres annonciations poèmes 1980-2012 Ed Le Castor Astral

Voir les commentaires

1 2 3 > >>