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solitude

"Il faut sans cesse purifier, c'est tout." "La Paix de l'esprit"

Publié le par riende9?

Guerriers, vrais guerriers

Nous appelons-nous.

De quelle façon sommes-nous

Des guerriers ?

Car nous combattons

Pour la vertu élevée

Pour le haut dévouement

Pour la sublime sagesse

Voilà pourquoi nous sommes appelés guerriers.

 

Anguttara Nikapa

 

Les fleurs tombent

En toute saison

Mais où va leur parfum ?

 

Anonyme

 

Soir d'automne

Il est un bonheur aussi

Dans la solitude

Busson

 

Apaisant l'esprit

Au coeur de la forêt

L'eau s'égoutte

Hôsha

 

Rien ne dit

Dans le chant de la cigale

Qu'elle est près de sa fin

Bashô

 

Ma vie

Qu'en reste-t-il encore ?

La nuit est brève

 

Shiki

 

 

Ce n'est pas manger de la viande 

Qui rend impur

Mais la colère

L'intempérance, l'égoïsme,

L'hypocrisie, la déloyauté,

L'envie, l'ostentation,

La vanité, l'orgueil

Et l'acte de se complaire

Avec ceux qui commettent l'injustice

 

Amagandha Sutra

 

Au moment d'entreprendre

Quelque grand oeuvre

Trouve un associé

Digne de foi.

Si l'on veut incendier 

Une forêt

L'aide du vent 

Est naturellement nécessaire.

 

Ananda Dhvaja Sri Bhadra 

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LA MEDITERRANEENNE

Publié le par riende9?

La Méditerranéenne fut mon double / ma doublure

le Bleu - ma demeure

mon souffle / ma démesure.

 

Le Levant : ma saignée première

l'unique échancrure

vers l'oiseau ivre des confins

et de toute solitude.

 

Mais je n'ai pour espace

que ton visage innombrable :

ma face / mon profil.

 

Voici mes proverbes voraces

l'orgue de barbarie au parfum d'olivier

les dieux de l'encrier

que l'Orient immole :

leur chant soit à ton âme

une longue rivière !

 

Nohad Salameh Le livre de Lilith

Avec deux lavis de Colette Deblé

Ed L'Atelier du Grand Tétras

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Les Vents Première Partie (Traduite de poèmes norvégiens)

Publié le par riende9?

 

Comme je m’acheminais vers la colline, je rencontrai le Vent du Nord.
Il était vêtu d’un grand manteau de neige et sa couronne de glaçons étincelait.
Il me dit: «Laisse-moi t’emporter vers les immuables blancheurs.
«Tu verras les aurores incomparables, les mers immobiles et lumineuses, les 
montagnes de cristal qui flottent sur les eaux et les solitudes pâles au fond de 
l’éternel silence.»

Je répondis au Vent du Nord:

«Mon âme est retenue au village par le sourire indécis d’une vierge.»
Le Vent du Nord s’enfuit dans un frisson d’ailes.
Comme je m’acheminais vers la colline, je rencontrai le Vent de l’Est.
Il était vêtu de pourpre et sa couronne de rayons flamboyait.
Il me dit: «Laisse-moi t’emporter vers la lumière.
«Tu verras le faste des couleurs, les dorures des pagodes aux clochetons 
bizarres, le chatoiement soyeux des robes de mousmés et la naissance glorieuse 
du Soleil.»

Je répondis au Vent de l’Est:

«Mon âme est retenue au village par le sourire indécis d’une vierge.»
Le Vent de l’Est s’enfuit dans un frisson d’ailes.
Comme je m’acheminais vers la colline, je rencontrai le Vent du Sud.
Il était vêtu d’or et sa couronne d’étoiles resplendissait.
Il me dit: «Laisse-moi t’emporter vers l’azur.
«Tu verras les forêts aux végétations paradoxales, la grâce des lionnes et la 
subtilité des panthères, les reptiles indolents et splendides, les temples et 
les ruines, les sphinx accroupis dans les déserts, les oasis et les mirages, et 
l’inexprimable magnificence des fleurs.»

Je répondis au Vent du Sud:

«Mon âme est retenue au village par le sourire indécis d’une vierge.»
Le Vent du Sud s’enfuit dans un frisson d’ailes.
Comme je m’acheminais vers la colline, je rencontrai le Vent de l’Ouest.
Il était vêtu de vert tendre et sa couronne de perles rayonnait.
Il me dit: «Laisse-moi t’emporter vers la mer.
«Tu verras l’infini des horizons ruisselants et le charme mystique des brumes, 
le passage des voiles dont la blancheur légère se colore, vers le soir, de 
violet et d’orange, et l’étendue fabuleuse des Océans.» 

Je répondis au Vent de l’Ouest:

«Mon âme est retenue au village par le sourire indécis d’une vierge.»
Le Vent de l’Ouest s’enfuit dans un frisson d’ailes.


Renée Vivien

 

 

 

 

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La solitude

Publié le par riende9?

O que j'aime la solitude !

Que ces lieux sacrés à la nuit,

Eloignés du monde et du bruit,

Plaisent à mon inquiétude !

Mon dieu ! Que mes yeux sont contents

De voir ces bois, qui se trouvèrent

A la nativité du temps,

Et que tous les siècles révèrent,

Etre encore aussi beaux et verts,

Qu'aux premiers jours de l'univers !

 

Saint-Amant (1594-1661) Poésies

 

 

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Gustave Roud

Publié le par riende9?

J'aimais la noire vallée, le bruit de l'eau à ma droite, ces flaques d'odeur, inexplicables, que je traversais tout à coup.
Les phares d'une automobile cachée tiraient violemment de l'obscur un dessin d'arbre, arrachaient à l'informe des fûts, des frondaisons figées - touchaient la forêt avec une espèce de doigt hagard.
Puis ils ont peint sur le talus mon ombre trébuchante, avançant, reculant par bonds et (j'entendais déjà ce trot de cheval peupler la solitude) côte à côte avec mon ombre, fraternelle, l'ombre d'un dragon derrière moi, qui s'élança soudain contre la pente, gagna la crête, immense, démesurée, et sauta dans le ciel.

Gustave Roud  Air de la solitude

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Camille Belguise (1894-1980)

Publié le par riende9?

"Dans le silence et la solitude

on n'entend plus que l'essentiel."

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Paulo Coelho

Publié le par riende9?

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Démocrite (460-370 av JC)

Publié le par riende9?

Même dans la solitude, ne fais rien de blâmable.

Apprends à te respecter beaucoup plus devant ta propre conscience que devant autrui.

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Publié le par riende9?

Un lieu ne se livre

qu'à celui qui s'y est senti seul.

Une ville, une forêt ou le néant.

 

Peut-être en va-t-il de même

de toutes les choses

et est-il nécessaire de s'être senti seul en quelque chose

pour pouvoir le contenir.

 

La solitude préalable dans ce qu'on aime

est la seule condition indispensable,

la seule prémisse valable pour l'amour.

 

                                   (pour Enrique Valiente Noailles)

 

Roberto Juarroz dixième poésie verticale traduction de François-michel Durazzo ed Corti

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Jean-Claude Pirotte

Publié le par riende9?

la solitude est féminine

(comme son nom l'indique)

elle est cette épouse éperdue

que jamais vraiment tu ne quittes

 

elle se tient au coin du feu

qui s'éteint dans la chambre basse

elle a les yeux clairs les mains bleues

des revenants de ton enfance

 

elle est la depuis ta naissance

elle est la fée au don précieux

qui pensive tient sa promesse

de veiller jusqu'au dernier soir

 

Jean-Claude Pirotte Le promenoir magique et autres poèmes ed La table ronde

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