C'est beau une page blanche, c'est comme si on écrivait sur la neige. C'est comme si une invisible écriture était là, comme une jeune fille en robe de nuit blanche. Mais après que les pensées ont marché sur la page, la page devient une rue boueuse bordée de détritus de toutes sortes. La page a perdu sa blancheur, la neige de papier a fondu sous l'encre chaude du poème. J'arrête d'écrire pour laisser un espace de neige, pour vous laisser admirer l'horizon du paysage enneigé du papier.
Il marchait sur un pied sans savoir où il poserait l’autre. Au tournant de la rue le vent balayait la poussière et sa bouche avide engouffrait tout l’espace.
Il se mit à courir espérant s’envoler d’un moment à l’autre, mais au bord du ruisseau les pavés étaient humides et ses bras battant l’air n’ont pu le retenir. Dans sa chute il comprit qu’il était plus lourd que son rêve et il aima, depuis, le poids qui l’avait fait tomber.