Janine Modlinger Beauté du presque rien (extrait)
Nous ne savons rien. L'amour sait à notre place.
Tout en ce monde est une question d'écoute, de silence, d'amour.
Janine Modlinger
Beauté du presque rien
Ed Ad Solem
Nous ne savons rien. L'amour sait à notre place.
Tout en ce monde est une question d'écoute, de silence, d'amour.
Janine Modlinger
Beauté du presque rien
Ed Ad Solem
C'est le printemps viens-t'en Pâquette
Te promener au bois joli
Les poules dans la cour caquètent
L'aube au ciel fait de roses plis
L'amour chemine à ta conquête
Mars et Vénus sont revenus
Ils s'embrassent à bouches folles
Devant des sites ingénus
Où sous les roses qui feuillolent
De beaux dieux roses dansent nus
Viens ma tendresse est la régente
De la floraison qui paraît
La nature est belle et touchante
Pan sifflote dans la forêt
Les grenouilles humides chantent
Guillaume Apollinaire
Alcools
Peu à peu Morgannww revint à la vie. La figure angélique qui lui était apparue, parfois, comme en rêve, pendant son long délire, se révéla être celle d'une belle jeune fille bien vivante. Et bientôt il se trouva frappé d'une autre maladie, aussi redoutable que celle provoquée par la dent du dragon ; il n'eut aucun mal, lui, à la reconnaître, en ayant entendu la description dans quelques poèmes que je lui avait fait lire. C'était l'AMOUR. Il voulut mourir. Comment lui, pauvre jeune chevalier sans titre et sans fortune, pouvait-il oser prétendre aspirer à aimer la fille du roi de Poldévie ? Un jour, la belle Gortensja entrant dans la chambre de son malade (presque entièrement guéri ) le trouva silencieux et troublé. Elle voulut lui dire : "Bonjour ami, quel est cet émoi ?" ; mais AMOUR, qui avait décidé de prendre les choses en main, lui fit dire à la place "Beau doux ami, caressez-moi !" Entendant ce qu'elle avait dit, elle rougit jusqu'aux oreilles et au-delà, et voulut se reprendre, mais AMOUR, qui ne l'entendait pas de cette oreille, la fit soupirer et répéter encore : "Beau doux ami, caressez-moi ! " Ce qu'ouissant Morgannww connut qu'elle l'aimait aussi. Il agit aussitôt avec dextérité en accord avec cette révélation qui lui sauvait une seconde fois la vie.
Jacques Roubaud
Le secret du bonheur en amour, ce n'est pas d'être aveugle mais de savoir fermer les yeux quand il le faut.
Simone Signoret
J'eus toujours de l'amour pour les choses ailées.
Lorsque j'étais enfant, j'allais sous les feuillées,
J'y prenais dans les nids de tout petits oiseaux.
D'abord je leur faisais des cages de roseaux
Où je les élevais parmi des mousses vertes.
Plus tard je leur laissais les fenêtres ouvertes.
Ils ne s'envolaient point ; ou, s'ils fuyaient aux bois,
Quand je les rappelais ils venaient à ma voix.
Une colombe et moi longtemps nous nous aimâmes.
Maintenant je sais l'art d'apprivoiser les âmes.
Victor Hugo
Le 12 avril 1840.
Ô vous mes nuits, mes noires attendues
Ô pays fier, ô secrets obstinés
Ô longs regards, ô foudroyantes nues,
Ô vol permis outre les cieux fermés.
Ô grand désir, ô surprise épandue
Ô beau parcours de l'esprit enchanté
Ô pire mal, , ô grâce descendue
Ô porte ouverte où nul n'avait passé
Je ne sais pas pourquoi je meurs et noie
Avant d'entrer à l'éternel séjour.
Je ne sais pas de qui je suis la proie,
Je ne sais pas de qui je suis l'amour.
Catherine Pozzi
Une chaise, une table, un lit
rien d'autre sinon la beauté
par delà l'horizon d'automne
des grandes pluies tombent
sur les derniers chardons.
Saison du travail dans l'ombre
où s'égrènent sans avenir
les patients refrains
de la cour sonore.
Mais l'amour de toujours
commandait de laisser
entr'ouverte la porte
sur le seuil que viendra fleurir
un ciel bleu imaginaire.
André Dhôtel Poèmes comme ça ed Le temps qu'il fait
Un lieu ne se livre
qu'à celui qui s'y est senti seul.
Une ville, une forêt ou le néant.
Peut-être en va-t-il de même
de toutes les choses
et est-il nécessaire de s'être senti seul en quelque chose
pour pouvoir le contenir.
La solitude préalable dans ce qu'on aime
est la seule condition indispensable,
la seule prémisse valable pour l'amour.
(pour Enrique Valiente Noailles)
Roberto Juarroz dixième poésie verticale traduction de François-michel Durazzo ed Corti
Quand
Passe
Le vent
Les herbes
S'allongent
Pour
Faire
L'amour.
Malcolm De Chazal Poèmes * Apparadoxes œuvres xv ed Léo Scheer
Merci à Joruri pour la suggestion de lecture

Merci à Max pour la peinture du même auteur
La poésie n'est rien que ce grand élan qui nous transporte vers les choses usuelles - usuelles comme le ciel qui nous déborde.
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Je n'invente pas, je crée. Qui dit invention dit intelligence. Qui dit création dit amour.
René Guy Cadou Poésie la vie entière Œuvres poétiques complètes ed Seghers