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sauterelle

Le Livre des petits étonnements du sage Tao Li Fu (extraits)

Publié le par riende9?

Le plus puissant dragon

n'a jamais attrapé un oiseau.

 

 

Pluie qui tombe, fleurs qui montent.

 

 

Si la vache avançait par bonds,

l'appellerait-on sauterelle ?

 

 

Le genou et l'orteil

ont aussi besoin de rire.

 

 

Le livre des petits étonnements du sage Tao Li Fu

Jean-Pierre Siméon

Traduction de Meng Ming

Calligraphies de Lei Pingyang

Sceau de Qu Hailin

Cheyne éditeur

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Chant rieur

Publié le par riende9?

Quand sur un ton de joie rient les vertes forêts,

Que le ru court et rit de toutes ses fossettes,

Cependant que l'air rit de nos plaisanteries,

Que, du bruit qu'elles font, rit la verte colline ;

 

Lorsque de leur vert vif rient aussi les prairies

Et que la sauterelle, en ce gai tableau, rit ;

Lorsque chantent Suzanne, Emilie et Marie

De leur suave bouche arrondie Ha, ha, hi !

 

Lorsque les oiseaux peints rient aussi sous l'ombrage

Où notre table est mise avec noix et cerises,

Viens vivre, soyons joyeux, allons, joins-toi à moi,

Nous chanterons en chœur le suave Ha, ha, hi !

 

William Blake Chants d'innocence, Le mariage du Ciel et de l'Enfer, Chants d'expérience ed Rivages poche/ Petite bibliothèque traduction Bernard Pautrat 

 




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Sur la sauterelle et le grillon

Publié le par riende9?

La poésie de la terre ne meurt jamais :

Quand tous les oiseaux abattus par la chaleur du soleil

Se cachent sous la fraîcheur des arbres, une voix courra

De haie en haie le long des prés nouvellement fauchés ;

C'est celle de la sauterelle - qui conduit le concert

Dans la volupté de l'été ; inépuisables

Sont ses délices ; et, lorsqu'elle est lassée de ses jeux

Elle se repose à l'aise, abritée sous quelque roseau hospitalier.

La poésie de la terre ne cesse jamais :

Par une solitaire soirée hivernale, quand la gelée

A imposé un silence général, dans l'âtre grince

Le cri du Grillon, dont la chaleur augmente l'acuité ;

Il semble au dormeur à moitié assoupi

La voix de la Sauterelle parmi les collines herbues.

 

John Keats Poèmes et poésies ed Poésie / Gallimard traduction Paul Gallimard 

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Haïkus

Publié le par riende9?

Sur la pierre

la sauterelle médite

face au soleil

 

Immobilité -

dans la tête, dans les pieds

quels fourmillements

 

Dans le brouillard

chargé de rosée

le papillon

 

Sereinement

de la lune au jardin

les feuilles tombent

 

Salim Bellen Tierra de Nadie (mouche, moines et papillons) traduit de l'espagnol par Josette Pellet et Daniel Py ed unicité

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