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arbre

Le livre des petits étonnements du sage Tao Li Fu ; Jean-Pierre Siméon

Publié le par riende9?

Tout enfant a sa Cité interdite

où même l'Empereur ne pourrait entrer.

 

Si tu veux voir la vie du bon côté,

ferme un oeil.

 

Seuls les hommes

qui ont un sourire d'enfant

ont assez grandi.

 

Soit comme la brise

qui fait chanter l'arbre en passant.

 

Quand les vents sont contraires,

appuie sur eux ton échelle et grimpe.

 

Le vent décoiffe les cheveux

et le rêve les idées bien peignées.

 

Le Livre des petits étonnements du sage Tao Li Fu

Jean-Pierre Siméon

Cheyne éditeur

Traduction de Meng Ming

Calligraphies de Lei Pingyang 

 

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EN LEVITATION

Publié le par riende9?

Souvent

du bleu acéré de la femme

naît l'arbre de nuit

lorsque le sommeil la reçoit

visiteuse immobile

insaisissable

multipliée à l'infini

par son corps en lévitation.

 

Parfois

de la pourpre fébrile

ou neigeuse de la femme

fusent une supplication

une alarme

un orgasme

la mystérieuse incantation.

 

Quelquefois encore

du noir supplicié et stoïque

de celle devenue pommier du désert

mère et fille de la Fêlure

suinte le pleur d'une déesse

prisonnière de l'amphore.

 

Nohad SALAMEH

LE LIVRE DE LILITH

Avec deux lavis de Colette Deblé

Ed L'Atelier du Grand Tétras

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questionnaire n° 2

Publié le par riende9?

Quel mot pour vous pourrait être le synonyme poétique de :

 

Femme.

 

Homme

 

Savoir.

 

Voyage.

 

Étoile.

 

Bonheur.

 

Nature.

 

Beauté.

 

Arbre"

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Haïku

Publié le par riende9?

De quel arbre en fleur

je ne sais

mais quel parfum !

 

Bashô

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Chanson

Publié le par riende9?

 

Mon cheval arrêté sous l'arbre plein de tourterelles, je siffle un sifflement si pur, qu'il n'est promesses à leurs rives que tiennent tous ces fleuves.

Feuilles vivantes au matin sont à l'image de la gloire)...

Et ce n'est point qu'un homme ne soit triste, mais se levant avant le jour et se tenant avec prudence dans le commerce d'un vieil arbre,

appuyé du menton à la dernière étoile,

il voit au fond du ciel de grandes choses pures qui tournent au plaisir.

Mon cheval arrêté sous l'arbre qui roucoule, je siffle un sifflement plus pur...

Et paix à ceux qui vont mourir, qui n'ont point vu ce jour.

Mais de mon frère le poète, on a eu des nouvelles. Il a écrit encore une chose très douce. Et quelques-uns en eurent connaissance.

 

Enfance, mon amour, j'ai bien aimé le soir aussi

c'est l'heure de sortir.

Nos bonnes sont entrées aux corolles des robes...

et collés aux persiennes, sous nos tresses glacées, nous

avons

vu comme lisses, comme nues, elles élèvent à bout de

bras l'anneau mou de la robe.

Nos mères vont descendre, parfumées avec l'herbe -

à-Madame-Lalie... Leurs cous sont beaux. Va devant et

annonce Ma mère et la plus belle ! - J'entends déjà

les toiles empesées

qui traînent par les chambres un doux bruit de tonnerre...

 

Et la Maison! la Maison ?.. on en sort !

Le vieillard même m'envierait une paire de crécelles

et de bruire par les mains comme une liane à pois, la

guilandine ou le mucune. Ceux qui sont vieux dans le pays tirent une chaise sur

la cour, boivent des punchs couleur de pus.

 

Saint John Perse



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Arbre L'hiver

Publié le par riende9?

L'arbre, ici, maintenant, debout,

Rien que du bois,

Comme un oiseau figé debout

La tête en bas.

 

L'arbre vécu

Comme du bois

Et comme oiseau

Ne bougeant pas. 

 

Eugène Guillevic

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Sauvage un arbre

Publié le par riende9?

retourne au creux de son ombre

feuillage sur feuillage arbre et visage

leur règne

dans l'ombre heureuse

l'arbre est tout plein de nuit blessée

des oiseaux y taillent de grands cris muets

 

Amina Saïd

 

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Gustave Roud

Publié le par riende9?

J'aimais la noire vallée, le bruit de l'eau à ma droite, ces flaques d'odeur, inexplicables, que je traversais tout à coup.
Les phares d'une automobile cachée tiraient violemment de l'obscur un dessin d'arbre, arrachaient à l'informe des fûts, des frondaisons figées - touchaient la forêt avec une espèce de doigt hagard.
Puis ils ont peint sur le talus mon ombre trébuchante, avançant, reculant par bonds et (j'entendais déjà ce trot de cheval peupler la solitude) côte à côte avec mon ombre, fraternelle, l'ombre d'un dragon derrière moi, qui s'élança soudain contre la pente, gagna la crête, immense, démesurée, et sauta dans le ciel.

Gustave Roud  Air de la solitude

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L'arbre Rina Lasnier

Publié le par riende9?

J’avais un grand arbre vert
Où nichait mon enfance ailée,
Un arbre grand troué de lumière
Qui remplissait le haut de mon âme.
 
J’avais de douces branches vertes
Où chantait mon enfance triste,
Des branches vertes et sonores
Qui répétaient les chagrins de mon âme.
 
J’avais mille feuilles vertes
Où palpitait l’élan de mon enfance,
Des feuilles lisses et captives
Comme les oiseaux de mon âme.
 
J’avais un grand arbre vert
Où se dénouait la fleur de mon enfance,
Pour quel printemps, pour quelle abeille ?
Pour quelle joie, pour quelle souffrance ?

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Ludwig Wittgenstein

Publié le par riende9?

"Les pensées aussi tombent parfois de l'arbre avant d'être mûres"

Ludwig Wittgenstein  Remarques mêlées  chez GF Flammarion

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