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Jean-Claude Pirotte

Publié le par riende9?

toi qui fréquentas certains anges

Odilon-Jean c'est dimanche

dans le parc au bord de l'étang

que je te lis assidûment

 

j'attends le passage des anges

tes anges sont dominicains

comme tes poèmes, j'épanche

ma rêverie au bord de l'eau

 

car je rêve que revient l'ange

que je vis le premier dimanche

disparaître sous les ormeaux

j'aimerais tant lui dire un mot

 

                              (i.m. Odilon-Jean Périer)

 

Jean-Claude Pirotte Le promenoir magique et autres poèmes ed La table ronde

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Mwènè Gabriel Okoundji

Publié le par riende9?

XVII

 

Au petit matin

le petit jour s'est exilé dans sa propre lumière

comme un astre de misère dans la plaie de sa courbe

 

la lune a poursuivi son parcours nuage après nuage

                              dedans dehors

                              de jour de nuit

                              ici là-bas

                              devant et toujours devant

                    entre deux et deux pôles

                    entre mille et mille détours

                    entre le silence de la pierre et la fragilité de la fleur

 

Mwènè Gabriel Okoundji Vent fou me frappe poèmes ed Fédérop 

             

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Henri Michaux extrait Le jardin exalté

Publié le par riende9?

   ...

   Comme l'eau avance dans ce lit d'un fleuve, pareillement la musque avançait dans le lit de mon être, entretenant, entraînant ampleur, et aspiration à l'ampleur.

 

   Mon mal avait disparu et l'appréhension.

   C'était oublié.

   Par des brisements de toutes sortes et surtout d'une étrange sorte, la musique élue avait tout recouvert de sa façon unique.

...

Henri Michaux extrait Le jardin exalté ed Fata Morgana

 

Merci à Joruri pour la suggestion de lecture

 

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Omar Kayyam

Publié le par riende9?

La vie passe, rapide caravane !

Arrête ta monture

et cherche à être heureux.

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Jos Roy que vous pouvez lire ici Atalaye http://guetternestpasjouer.blogspot.fr/

Publié le par riende9?

19

 

il n'y a pas que la nuit

ce serait mentir que de graver sur la pierre

 

             il n'y a que la nuit

 

évidemment

                ce serait mentir    :

 

nouvelle nuit après la nuit              dans l'intervalle

charbon

           mot

                  éclat qui couve & consume

histoire à forme de glaise

 

et puis

sans voix

prière jetée du haut de la falaise

qui allume

               on ne sait plus quoi

 

 

Jos Roy De suc & d'espoir With Sap & Hope ed Black Herald Press 

ce texte est aussi en anglais.

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Haïkus

Publié le par riende9?

Mélancolie printanière -

Des fils invisibles

tissent la Grande Ourse

 

Sachiko Itami

 

Deux vents doux

se croisent au carrefour -

Le printemps

 

Takao Fujiwara

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Georges Sand Contes d'une grand-mère

Publié le par riende9?

Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d'invention et de fécondité.

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Sri Ramana Maharshi (1879-1950)

Publié le par riende9?

On a sa propre source en soi-même.

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Avril perpétuel de l'âme

Publié le par riende9?

Salue la lumière

qui t'ouvre les lèvres : ensuite

écarte les rideaux.

 

Dès le seuil invente

un mot toujours neuf,

précaire, ce sera "seuil".

 

Peut-être du givre

ou la frondaison, avance,

aux chemins de répondre.

 

Où que tu ailles, l'humus,

le sable, prends modèle

sur les ondes, allège-toi.

 

Ne sois que souffles

et vois : une glycine

a débordé le mur.

 

Ne coupe aucune fleur,

tu t'élargis

dans l'air des cimes.

 

Oublie tous les noms

sauf ceux du jardin,

à la fois ceux des plages.

 

Pleines mains sur ce tronc,

écoute, équitable,

le silence, la sève.

 

Rien ne reste invisible,

dis à présent

le parfum des lilas.

 

Pluie fine, la chair en liesse,

la clairvoyante, réveille

un chant de grive.

 

Les ailes, le coeur,

laisse-les battre,

laisse-les battre ensemble.

 

Si tu t'arrêtes, fais-le

à l'ombre d'un érable,

pense alors aux falaises.

 

Le vent sur les épaules,

n'aie soif ou faim

que d'embruns, de pollen.

 

Au soleil un vanneau,

un galet sous l'écume,

choisis l'un avec l'autre.

 

D'une même voix parle

à la nuit comme à l'aube

uniquement de ce qui va éclore.

 

Et toujours réserve

au creux de tes paumes

une place à l'écho.

 

Rends grâce au poème,

franchis l'horizon,

l'essor s'y régénère.

 

Pierre Dhainaut Rudiments de lumière ed Arfuyen

 

 

 

 

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Il pleut

Publié le par riende9?

Il pleut - c'est merveilleux. Je t'aime

Nous resterons à la maison :

Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes

Par ce temps d'arrière-saison.

 

Il pleut. Les taxis vont et viennent.

On voit rouler les autobus

Et les remorqueurs sur la Seine

Font un bruit... qu'on ne s'entend plus.

 

C'est merveilleux : il pleut. J'écoute

La pluie dont le crépitement

Heurte la vitre goutte à goutte...

Et tu me souris tendrement.

 

Je t'aime. Oh ! ce bruit d'eau qui pleure,

Qui sanglote comme un adieu.

Tu vas me quitter tout à l'heure :

On dirait qu'il pleut dans tes yeux.

 

Francis Carco (1886-1958) Poèmes et proses

 

 

 

 

 

 

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