Olivier Larronde
Le vent qui touche à tout, jeune fille sans ailes,
Touche à toi, demoiselle où veut poser sa bouche
L'équilibriste qui tient sur un baiser d'elle
Et tourne sous son fard dès que le vent le touche.
Sur tes genoux moins durs que les genoux du bois,
Votre baiser savant penche comme une fleur,
Penche vers une fleur : c'est la fleur qui vous boit,
Chavirés sous vos fards, comme boit un voleur.
Olivier Larronde Oeuvres poétiques complètes ed Le promeneur