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Haïkus

Publié le par riende9?

Mélancolie printanière -

Des fils invisibles

tissent la Grande Ourse

 

Sachiko Itami

 

Deux vents doux

se croisent au carrefour -

Le printemps

 

Takao Fujiwara

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Georges Sand Contes d'une grand-mère

Publié le par riende9?

Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d'invention et de fécondité.

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Sri Ramana Maharshi (1879-1950)

Publié le par riende9?

On a sa propre source en soi-même.

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Avril perpétuel de l'âme

Publié le par riende9?

Salue la lumière

qui t'ouvre les lèvres : ensuite

écarte les rideaux.

 

Dès le seuil invente

un mot toujours neuf,

précaire, ce sera "seuil".

 

Peut-être du givre

ou la frondaison, avance,

aux chemins de répondre.

 

Où que tu ailles, l'humus,

le sable, prends modèle

sur les ondes, allège-toi.

 

Ne sois que souffles

et vois : une glycine

a débordé le mur.

 

Ne coupe aucune fleur,

tu t'élargis

dans l'air des cimes.

 

Oublie tous les noms

sauf ceux du jardin,

à la fois ceux des plages.

 

Pleines mains sur ce tronc,

écoute, équitable,

le silence, la sève.

 

Rien ne reste invisible,

dis à présent

le parfum des lilas.

 

Pluie fine, la chair en liesse,

la clairvoyante, réveille

un chant de grive.

 

Les ailes, le coeur,

laisse-les battre,

laisse-les battre ensemble.

 

Si tu t'arrêtes, fais-le

à l'ombre d'un érable,

pense alors aux falaises.

 

Le vent sur les épaules,

n'aie soif ou faim

que d'embruns, de pollen.

 

Au soleil un vanneau,

un galet sous l'écume,

choisis l'un avec l'autre.

 

D'une même voix parle

à la nuit comme à l'aube

uniquement de ce qui va éclore.

 

Et toujours réserve

au creux de tes paumes

une place à l'écho.

 

Rends grâce au poème,

franchis l'horizon,

l'essor s'y régénère.

 

Pierre Dhainaut Rudiments de lumière ed Arfuyen

 

 

 

 

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Il pleut

Publié le par riende9?

Il pleut - c'est merveilleux. Je t'aime

Nous resterons à la maison :

Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes

Par ce temps d'arrière-saison.

 

Il pleut. Les taxis vont et viennent.

On voit rouler les autobus

Et les remorqueurs sur la Seine

Font un bruit... qu'on ne s'entend plus.

 

C'est merveilleux : il pleut. J'écoute

La pluie dont le crépitement

Heurte la vitre goutte à goutte...

Et tu me souris tendrement.

 

Je t'aime. Oh ! ce bruit d'eau qui pleure,

Qui sanglote comme un adieu.

Tu vas me quitter tout à l'heure :

On dirait qu'il pleut dans tes yeux.

 

Francis Carco (1886-1958) Poèmes et proses

 

 

 

 

 

 

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Fauve infirmière

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Jean-Claude Pirotte

Publié le par riende9?

l'enfance et l'éternité

sont peut-être synonymes

comme l'hiver et l'été

comme le ciel et l'abîme

 

c'est ce qu'il préfère croire

l'enfant du fond de la classe

qui pressent les longs déboires

de la vie et du langage

 

Jean-Claude Pirotte Le promenoir magique et autres poèmes 1953-2003 ed La table ronde

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La vérité

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Publié le par riende9?

Un lieu ne se livre

qu'à celui qui s'y est senti seul.

Une ville, une forêt ou le néant.

 

Peut-être en va-t-il de même

de toutes les choses

et est-il nécessaire de s'être senti seul en quelque chose

pour pouvoir le contenir.

 

La solitude préalable dans ce qu'on aime

est la seule condition indispensable,

la seule prémisse valable pour l'amour.

 

                                   (pour Enrique Valiente Noailles)

 

Roberto Juarroz dixième poésie verticale traduction de François-michel Durazzo ed Corti

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Tout doux

Publié le par riende9?

Tout doux

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