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souffle

Sur l'épaule de l'ange Alexandre Romanès extraits suite

Publié le par riende9?

Ineffaçables, les paroles vraies

et les mouvements du coeur vers l'autre.

Tout le reste n'est rien.

Qu'ils continuent le combat

sans moi !

La neige, le vent, les étoiles :

si le coeur est parfait,

pourquoi vouloir plus ?

 *

Souvent j'ai dit oui

quand il fallait dire non

et j'ai dit non

quand il fallait dire oui?

Je ne t'avais pas encore 

rencontré.

 *

Aujourd'hui, presque tout m'agresse,

mais mon oreille est encore là

pour le chant délicat des oiseaux.

Mais pour combien de temps encore ?

Ton épaule contre la mienne,

ton souffle sur ma joue.

Je n'ai pas oublié. 

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LA MEDITERRANEENNE

Publié le par riende9?

La Méditerranéenne fut mon double / ma doublure

le Bleu - ma demeure

mon souffle / ma démesure.

 

Le Levant : ma saignée première

l'unique échancrure

vers l'oiseau ivre des confins

et de toute solitude.

 

Mais je n'ai pour espace

que ton visage innombrable :

ma face / mon profil.

 

Voici mes proverbes voraces

l'orgue de barbarie au parfum d'olivier

les dieux de l'encrier

que l'Orient immole :

leur chant soit à ton âme

une longue rivière !

 

Nohad Salameh Le livre de Lilith

Avec deux lavis de Colette Deblé

Ed L'Atelier du Grand Tétras

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Dits d'un livre de l'or (extrait)

Publié le par riende9?

Qu'est-ce que l'or? dit le jour.


Un sacre qui transmue la nuit.

Qu'esl-ce que l"or? dit la nuit.


Des tournesols sur la mer.

Qu'est-ce que l'or?

dit la mer.


Une douceur d'orange sous le sable.

Qu'est-ce que l'or? dit le sable.


Du lait où purifier le sang.

Qu'est-ce que l'or? dit le sang.


Des dieux en fête dans la neige.

Qu'est-ce que l'or? dit la neige.


Une enfance qui naît de la mort.

Qu'est-ce que l'or? dit la mort.


L'immortalité du mystère.

Qu'est-ce que l'or? dit le mystère.


Rien, sauf l'éclat de ma ténèbre.

Quand l'abîme brûlera ton visage,

là,

juste à l'extrême bord du roc,

— veuille la nuit

(qui les a pistés, longtemps traqués parmi la neige)

détourner les mots.

les écarter assez de toi

pour qu'aucun d'eux n'assèche ton sang,

n'ait le pouvoir de te détruire!

Oui,

sauf ceux (mais où luisent, derrière le soupçon, leur signes?)

qu'imprègne le souffle, que baigne muettement la foudre de ce qui t'habite et te transmue,

— redoute-les!

Prêt à prier,

— expulse la langue qui limite.

Fuis celle qui leurre le guet, ensable l'angoisse fécondante.

Evite celle qui rassure

(fût-ce l'âme, fût-ce la solitude du corps).

Car même l'énigme qu'elle annonce, même le mystère qu'elle salue ne peuplent rien à travers elle...

Les mages le savent : nul vocable (piégé/piégeant) ne sauve du deuil, ne sonde l'outre-mort.

Nul. hors le vrai délire, ne connaît le sens : le secret. (Extrait)

 

Jean-Claude Renard

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Renée Vivien

Publié le par riende9?

 

 

 

 
Dans mon âme a fleuri le miracle des roses.
Pour le mettre à l’abri, tenons les portes closes.

Je défends mon bonheur, comme on fait des trésors,
Contre les regards durs et les bruits du dehors.

Les rideaux sont tirés sur l’odorant silence,
Où l’heure au cours égal coule avec nonchalance.

Aucun souffle ne fait trembler le mimosa
Sur lequel, en chantant, un vol d’oiseaux pesa.

Notre chambre paraît un jardin immobile
Où des parfums errants viennent trouver asile.

Mon existence est comme un voyage accompli.
C’est le calme, c’est le refuge, c’est l’oubli.

Pour garder cette paix faite de lueurs roses,
O ma Sérénité ! tenons les portes closes.

La lampe veille sur les livres endormis,
Et le feu danse, et les meubles sont nos amis.

Je ne sais plus l’aspect glacial de la rue
Où chacun passe, avec une hâte recrue.

Je ne sais plus si l’on médit de nous, ni si
L’on parle encor… Les mots ne font plus mal ici.

Tes cheveux sont plus beaux qu’une forêt d’automne,
Et ton art soucieux les tresse et les ordonne.

Oui, les chuchotements ont perdu leur venin,
Et la haine d’autrui n’est plus qu’un mal bénin.

Ta robe verte a des frissons d’herbes sauvages,
Mon amie, et tes yeux sont pleins de paysages.

Qui viendrait nous troubler, nous qui sommes si loin
Des hommes ? Deux enfants oubliés dans un coin ?

Loin des pavés houleux où se fanent les roses,
Où s’éraillent les chants, tenons les portes closes

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François Cheng

Publié le par riende9?

Si le veut ton souffle

               nous serons chant

Racines mêlées

               branches enlacées

Toutes voix unique voie

Tous échos unique houle

 

Sur ta plage murmurante

               nous nous entendrons

Silence

 

François Cheng Le long d'un amour ed Arfuyen




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Epreuves du langage II

Publié le par riende9?

Quel alphabet

Prend en compte

Nos clartés comme nos ombres

Quel langage

Raboté par nos riens

Ameute le souffle

Quel désir

Devient cadences

Images     métamorphoses

Quel cri

Se ramifie ailleurs

Quel poème

Fructifie

pour se dire autrement ?

 

Andrée Chédid Rythmes ed Gallimard

 

  

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Au coeur du coeur

Publié le par riende9?

Au coeur de l'espace

Le Chant

 

Au coeur du chant

Le Souffle

 

Au coeur du souffle

le Silence

 

Au coeur du silence

L'Espoir

 

Au coeur de l'espoir

L'Autre

 

Au coeur de l'autre

L'Amour

 

Au coeur du coeur

le Coeur.

 

Andrée Chédid Rythmes ed Gallimard

 

D'autres poèmes d'Andrée Chédid sur le blog

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François Cheng

Publié le par riende9?

Le vrai toujours

Est ce qui naît

          d'entre nous

Et qui sans nous

          ne serait pas

 

Né d'entre nous

Selon le souffle

        du pur échange

Le Vrai toujours

Est ce qui tremble

Entre frayeur et appel

 

Entre regard et silence

 

François Cheng A l'orient de tout ed Poésie / Gallimard

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Jean mambrino

Publié le par riende9?

Respire l'espace de la nuit

pour approfondir ton désir,

avale avec ce souffle

une goulée d'astres et de constellations,

écrase de tes dents une grappe de galaxies.

Tu es né pour la splendeur,

une autre sorte d'ange. Il est étrange

que tu refuses en toi cet infini.

 

Jean MAMBRINO Comme un souffle de rosée bruissant ed Arfuyen 

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Ecriture

Publié le par riende9?

Dis qu'elle est

une première goutte

et qu'elle se fige dès que tu doutes

 

Dis qu'elle est

un don

et qu'elle fuit le froid du passage

pour se contenter du creuset de l'absence

 

Dis- lui à elle

d'être un abri pour eux

 

Dis-leur à eux

qu'elle est le souffle

qui enflamme les nuages

 

Mohamed Bennis Anthologie de la poésie arabe contemporaine Edition bilingue Actes Sud Junior

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