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invisible

Le mot

Publié le par riende9?

Je cherche un mot

vaste et chaud comme une chambre

sonore comme une harpe

dansant comme une robe

clair comme un avril

 

un mot que rien n'efface

comme une empreinte dans l'écorce

un mot que le mensonge

ne séduit pas

 

un mot pour tout dire

la mort la vie

la peur le silence et la plainte

l'invisible et le doux

et les miracles de l'été

 

depuis si longtemps je cherche

mais j'ai confiance en vous :

il va naître de vos lèvres

 

 

Jean-Pierre Siméon La nuit respire Cheyne éditeur

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Janine Modlinger - Beauté du presque rien - Extraits

Publié le par riende9?

L'éclat lorsqu'il vient, dévoile la vérité de toute chose.

...

L'invisible, comme une prière approchée. Ce sont des sables murmurants, allongés entre ciel et mer. C'est le monde grand ouvert. C'est une phosphorescence humble et pauvre.

...

Seulement cela, peut-être : balbutier.

...

Lieux aimantés, à l'infini.

...

L'invisible miroite. Se voile et se dévoile. Se fait caresse, pastel ailé de brumes roses au matin, sur le blanc des cimes. Mais la matière, paroi de roches dans son évidence abrupte, mais la montagne elle aussi est agenouillée dans le mystère.

...

Je n'ai pas encore parlé de l'oiseau, lui qui chante la venue. Lui qui, d'un trait, nomme le jour.

 

L'oiseau le veilleur.

 

 

Janine Modlinger

Beauté du presque rien

Ed Ad Solem

Poésie

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Janine Modlinger

Publié le par riende9?

     Attendre. Se poser dans l'attention. Aérienne, aiguë, aux aguets entre les strates, alertée par l'infime mouvement, l'attention attend.

 

     L'instant, qui n'est que battements d'ailes, fera signe.

 

     Ce battement d'ailes, ce lieu du surgissement. Chant de l'invisible. Touffeurs ténues, réduites à rien, pressenties. Et ce rien fait signe, comme une brume lointaine qui tremblerait là-bas, cachant et dévoilant le trésor.

 

Janine Modlinger

Beauté du presque rien

Ed Ad Solem

Poésie

 

 

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Ito Naga Les Petits Vertiges (extraits)

Publié le par riende9?

Le vent - Au Japon, ce n'est pas " Au commencement était le Verbe" mais "Au commencement était le vent".

Il faut ressentir l'invisible.

 

Sais-tu que le cerveau est l'organe qui consomme le plus d'énergie ? En hiver, tu auras du mal à apprendre de nouveaux katas.

 

Soudain des sons se sont insérés dans les notes. C'était un merle.

 

 Souvent, le masque sur son visage ne lui obéit pas. C'est une source de situations tristes ou ridicules dans sa vie. "Nous sommes des artistes dans un monde de masques. Et des rôles dans ce théâtre qui s'appelle La Vie parmi les gens. Il y a des gens qui ont un grand talent pour porter des masques différents. Il y a des gens qui ont d'autres talents."

  

Atteindre l'illumination - il y a deux façons d'atteindre l'illumination. La première est de ne pas manger, ne pas dormir, ne pas s'amuser. La seconde est de bien manger, bien dormir, bien s'amuser.

 

Manque ... le silence - Les êtres vivants sont incomplets. Prenons les chiens : il ne leur manque que la parole. Prenons les hommes : il ne leur manque que le silence.

 

Exprimer... ses émotions - Elle, pense que son vocabulaire n'est pas suffisamment vaste pour qu'elle puisse exprimer toutes ses émotions.

 

Ito Naga

Les Petits Vertiges

Cheyne Editeur   

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Jean Mambrino

Publié le par riende9?

Le mot de passe est un recueil composé de textes de deux lignes, ci-dessous quelques uns de ces textes.

 

Un jardin où demeure

l'odeur de la pensée.

 

L'oubli

pour se souvenir.

 

Trouve ce nulle part

en tous lieux.

 

Naître

dans un regard.

 

Un poème dont chaque mot

imite le silence.

 

Le coeur croise sa souffrance

sans la reconnaître.

 

Trois brindilles suffisent à l'araignée

pour tisser sa constellation.

 

Plus lente que l'indolence

l'irruption du poème.

 

Tout partage approfondit

le mystère du désir.

 

Lorsque la solitude

devient le havre de l'amour.

 

En allant vers lui, vers elle,

c'est toi que tu découvres.

 

Tous les chemins divergent

pour aider les rencontres.

 

Un tonnerre

qui parlerait à voix basse.

 

Ne demeure

que ce qui change.

 

Ils se reconnurent

à leurs blessures.

 

Efface pour inscrire

l'invisible.

 

Jean Mambrino Le mot de passe ed José Corti

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