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Fauve infirmière

Publié le par riende9?

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Jean-Claude Pirotte

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l'enfance et l'éternité

sont peut-être synonymes

comme l'hiver et l'été

comme le ciel et l'abîme

 

c'est ce qu'il préfère croire

l'enfant du fond de la classe

qui pressent les longs déboires

de la vie et du langage

 

Jean-Claude Pirotte Le promenoir magique et autres poèmes 1953-2003 ed La table ronde

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La vérité

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Un lieu ne se livre

qu'à celui qui s'y est senti seul.

Une ville, une forêt ou le néant.

 

Peut-être en va-t-il de même

de toutes les choses

et est-il nécessaire de s'être senti seul en quelque chose

pour pouvoir le contenir.

 

La solitude préalable dans ce qu'on aime

est la seule condition indispensable,

la seule prémisse valable pour l'amour.

 

                                   (pour Enrique Valiente Noailles)

 

Roberto Juarroz dixième poésie verticale traduction de François-michel Durazzo ed Corti

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Tout doux

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Tout doux

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Semis de fleurs à la volée pas trop une réussite

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Semis de fleurs

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Jardin

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Il est un grand et beau jardin :

 

Une haie d'aubépines blanches

Autour d'un tremblement de branches.

 

Une petite porte d'or,

Toute close sur le dehors.

 

Une chanson de voix lointaines,

Un bleu murmure de fontaines.

 

Et de la terre jusqu'au ciel,

Rien qu'une extase de soleil.

 

Charles Van Lerberghe La chanson d'Eve

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Pensée presque noire

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Pensée presque noire

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Nigelle de Damas qui s'éclaircit d'année en année

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Nigelle de Damas qui s'éclaircit d'année en année

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Tu te replies, à l'ombre

du friselis des peupliers,

le dessin de leurs feuilles

à même les nuages,

le frémir des eaux vives

sur les pierres qui étincellent

d'un souvenir d'étoiles.

Certes, on vous a réunis,

à dessein.

 

Jean Mambrino Comme un souffle de rosée bruissant ed Arfuyen

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