Nuit d'automne
La rosée tombe, le ciel est haut, les eaux débordées sont calmes.
Par la montagne déserte dans la nuit solitaire les âmes errantes s'émeuvent.
Seul au loin le fanal éclaire une voile immobile.
La lune nouvelle au ciel s'accroche, cependant que s'arrête le bruit des battoirs.
Les chrysanthèmes ont fleuri, les hommes endorment leurs douleurs.
Pas à pas sur la véranda appuyé à mon bâton je contemple la Grande Ourse,
Le fleuve céleste au loin mène jusqu'à la ville.
Tou Fou (Chine 712-770) Trésor de la poésie universelle ed Gallimard/Unesco