Pause
De quelques jours
ou plus
A bientôt
De quelques jours
ou plus
A bientôt
Chacun des poèmes que tu tiens
entre tes mains, lecteur,
correspond à un bourgeon nouveau
sur l'arbre musical
de ma vie en fleurs.
Federico Garcia Lorca 1921
Mortes couleurs de mauvais temps
Novembre en plumes de voyage
- Autant en portent les autans -
Seul des vols reste ce langage
Pris à la source en la quittant
Dont un reflet tenait en cage
Sourire outremer des printemps.
Olivier Larronde Œuvres poétiques complètes ed Le promeneur

photo trouvée par Cédric
L'être édifie
Sa propre cage
Et sans répit
S'offre au pillage
De ses désirs.
La lutte est dure
Pour retrouver
Sa vraie nature...
J'ai forgé peines
Et vanités,
J'ai créé gènes
Et quantité
De mes déboires.
J'ai dû chasser
De ma mémoire
Tout un passé
De craintes vaines...
Pour me défaire
De tant de chaînes
Imaginaires...
Aherdan Le reflet du vent ed Marsam
187- Je sais qu'être décalé est une force.
Ito Naga extrait de Je sais Cheyne Editeur
J'attends le printemps,
le printemps, là,
dans mon cœur
Photo trouvée par Cédric (cœur de Marie) ici http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93ur_de_Marie
Sois la bienvenue en ta robe,
Ta robe de brocart et d'argent ;
Parmi les vifs rayons de l'aube
Sur toi brillent les diamants.
Au fond de nos cœurs qui sommeillent,
Ton sourire, tes traits charmants,
Ta grâce animent et réveillent
Le feu des nouveaux sentiments.
Je te salue, ô passagère,
Belle comme un cœur rayonnant !
Sois bienvenue, petite mère,
Saison d'hiver, beau cygne blanc !
Pierre Viasemski Anthologie de la poésie russe ed Gallimard

L'Hiver d'Alphonse Mucha 1896
Illustration trouvée par Max
Si tarde à partir l'hirondelle,
C'est que l'hiver se tient loin d'elle ;
Quand le rougegorge est à l'huis,
C'est que l'hiver de près le suit.
Quand les hirondelles s'en vont,
Le rougegorge s'en vient.
Henri Pichette Les ditelis du rougegorge ed Gallimard
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Photo trouvée par Max ici : http://images.forwallpaper.com/files/thumbs/preview/3/38016__european-robin_p.jpg

photo trouvée par Cédric ici : http://www.panoramio.com/photo/87056338
Désolation hivernale -
dans un monde à teinte uniforme
le bruit du vent
la solitude est féminine
(comme son nom l'indique)
elle est cette épouse éperdue
que jamais vraiment tu ne quittes
elle se tient au coin du feu
qui s'éteint dans la chambre basse
elle a les yeux clairs les mains bleues
des revenants de ton enfance
elle est la depuis ta naissance
elle est la fée au don précieux
qui pensive tient sa promesse
de veiller jusqu'au dernier soir
Jean-Claude Pirotte Le promenoir magique et autres poèmes ed La table ronde