Janine Modlinger - Beauté du presque rien - Extraits
L'éclat lorsqu'il vient, dévoile la vérité de toute chose.
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L'invisible, comme une prière approchée. Ce sont des sables murmurants, allongés entre ciel et mer. C'est le monde grand ouvert. C'est une phosphorescence humble et pauvre.
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Seulement cela, peut-être : balbutier.
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Lieux aimantés, à l'infini.
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L'invisible miroite. Se voile et se dévoile. Se fait caresse, pastel ailé de brumes roses au matin, sur le blanc des cimes. Mais la matière, paroi de roches dans son évidence abrupte, mais la montagne elle aussi est agenouillée dans le mystère.
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Je n'ai pas encore parlé de l'oiseau, lui qui chante la venue. Lui qui, d'un trait, nomme le jour.
L'oiseau le veilleur.
Janine Modlinger
Beauté du presque rien
Ed Ad Solem
Poésie
Ciel et nuages ce matin
Haïku du jour
Guillevic + un essai de haïku
Ce n’était pas
Une aile d’oiseau.
C’était une feuille
Qui battait au vent.
Seulement
Il n’y avait pas de vent.
Guillevic ("Exécutoire" - 1947)
Pas de vent non plus
C'est pourtant bien une plume
trouvée ce matin
Parfums
Janine Modlinger
Attendre. Se poser dans l'attention. Aérienne, aiguë, aux aguets entre les strates, alertée par l'infime mouvement, l'attention attend.
L'instant, qui n'est que battements d'ailes, fera signe.
Ce battement d'ailes, ce lieu du surgissement. Chant de l'invisible. Touffeurs ténues, réduites à rien, pressenties. Et ce rien fait signe, comme une brume lointaine qui tremblerait là-bas, cachant et dévoilant le trésor.
Janine Modlinger
Beauté du presque rien
Ed Ad Solem
Poésie
Un petit plantain lancéolé
Petit essai de haïku
Chaleur et soleil
Nombreux les chants des cigales
Jardin en retard
Albert Camus
" Créer, c'est vivre deux fois "
Albert Camus














