Proverbe japonais
L'un de vous m'a soufflé ce proverbe mais je ne sais plus qui c'est, je ne l'ai pas noté. Merci.
Un gentil petit mot
peut réchauffer
jusqu'à trois mois d'hiver.
L'un de vous m'a soufflé ce proverbe mais je ne sais plus qui c'est, je ne l'ai pas noté. Merci.
Un gentil petit mot
peut réchauffer
jusqu'à trois mois d'hiver.
Ces atomes de feu, qui sur la neige brillent,
Ces étincelles d'or, d'azur et de cristal
Dont l'hiver, au soleil, d'un lustre oriental,
Pare ses cheveux blancs que les vents éparpillent ;
Ce beau coton du ciel de quoi les monts s'habillent,
Ce pavé transparent fait du second métal ;
Et cet air net et sain, propre à l'esprit vital,
Sont si doux à mes yeux que d'aise ils en pétillent.
Cette saison me plaît, j'en aime la froideur ;
Sa robe d'innocence et de pure candeur
Couvre en quelque façon les crimes de la terre.
Aussi l'Olympien la voit d'un front humain,
Sa colère l'épargne, et jamais le tonnerre
Pour désoler ses jours ne partit de sa main.
Saint-Amant (1594-1661) Poésies
Une petite tortue qui darde sa tête
peut nous guider vers l'allégresse ou la bonté.
Au-dedans cela s'arrête, et deux pies jacassent
sur un sujet que nous ne connaîtrons jamais ;
cet enfant admire un scarabée : tout l'espace
est décoré par ses pinces. Il faut relire
la grande page étincelante dont des yeux
ouverts sont les enluminures. Un sourire
est à la source du texte cachant la source
où il ne cesse de puiser, en racontant
l'enfant, les pies, le scarabée, avec le fond
des cieux, et la tortue qui claudique et acquiesce.
Jean Mambrino La pénombre de l'or ed Arfuyen
Seul et solitaire je ne pense à rien
Déjà écoulés
Les trois premiers jours de l'année

Solitaire Phi Loc illustration trouvée par Cédric ici
J'ai écrit trois poèmes
qui n'auront jamais de sens
pour personne pas même
pour les grands éditeurs blêmes.
Ce ne sont pas des fruits
de l'esprit ou du coeur
non plus que des façons d'oiseaux
ou de serpents ou de lézards.
Ils ressemblent plutôt à des graminées folles
avoine, orge, ou fétuque
qui n'existent que pour n'avoir
aucune raison d'exister.
Au travers des strophes
comme en les verticilles
viennent s'inscrire le soleil
la lune et les étoiles
quand il ne pleut pas bien sûr.
Si la tempête se lève
pourquoi n'étant rien pas même
un rêve seraient-ils
balayés et anéantis ?
Cette question naturelle
qui nous concerne au premier chef
fit germer en secret
la très inutile graine
de ce poème quatrième.
André Dhôtel Poèmes comme ça ed Le temps qu'il fait