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Proverbe japonais

Publié le par riende9?

L'un de vous m'a soufflé ce proverbe mais je ne sais plus qui c'est, je ne l'ai pas noté. Merci.

 

Un gentil petit mot

peut réchauffer

jusqu'à trois mois d'hiver.

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L'Hiver des Alpes

Publié le par riende9?

Ces atomes de feu, qui sur la neige brillent,

Ces étincelles d'or, d'azur et de cristal

Dont l'hiver, au soleil, d'un lustre oriental,

Pare ses cheveux blancs que les vents éparpillent ;

 

Ce beau coton du ciel de quoi les monts s'habillent,

Ce pavé transparent fait du second métal ;

Et cet air net et sain, propre à l'esprit vital,

Sont si doux à mes yeux que d'aise ils en pétillent.

 

Cette saison me plaît, j'en aime la froideur ;

Sa robe d'innocence et de pure candeur

Couvre en quelque façon les crimes de la terre.

 

Aussi l'Olympien la voit d'un front humain,

Sa colère l'épargne, et jamais le tonnerre

Pour désoler ses jours ne partit de sa main.

 

Saint-Amant (1594-1661) Poésies

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Le sourire

Publié le par riende9?

Une petite tortue qui darde sa tête

peut nous guider vers l'allégresse ou la bonté.

Au-dedans cela s'arrête, et deux pies jacassent

sur un sujet que nous ne connaîtrons jamais ;

cet enfant admire un scarabée : tout l'espace

est décoré par ses pinces. Il faut relire

la grande page étincelante dont des yeux

ouverts sont les enluminures. Un sourire

est à la source du texte cachant la source

où il ne cesse de puiser, en racontant

l'enfant, les pies, le scarabée, avec le fond

des cieux, et la tortue qui claudique et acquiesce.

 

Jean Mambrino La pénombre de l'or ed Arfuyen

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Haïku Sôseki

Publié le par riende9?

Seul et solitaire je ne pense à rien

Déjà écoulés

Les trois premiers jours de l'année

 

Solitaire   Phi Loc  illustration trouvée par Cédric ici 

http://www.asianfineart.com/solitaire.htm

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Poème quatrième

Publié le par riende9?

J'ai écrit trois poèmes

qui n'auront jamais de sens

pour personne pas même

pour les grands éditeurs blêmes.

 

Ce ne sont pas des fruits

de l'esprit ou du coeur

non plus que des façons d'oiseaux

ou de serpents ou de lézards.

 

Ils ressemblent plutôt à des graminées folles

avoine, orge, ou fétuque

qui n'existent que pour n'avoir

aucune raison d'exister.

 

Au travers des strophes

comme en les verticilles

viennent s'inscrire le soleil

la lune et les étoiles

quand il ne pleut pas bien sûr.

 

Si la tempête se lève

pourquoi n'étant rien pas même

un rêve seraient-ils

balayés et anéantis ?

 

Cette question naturelle

qui nous concerne au premier chef

fit germer en secret

la très inutile graine

de ce poème quatrième.

 

André Dhôtel Poèmes comme ça ed Le temps qu'il fait

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