Publié depuis Eklablog
Plus sensible que la foudre
les érables les vieux chênes
enveloppés d'ombre et d'humus
écoutent dans l'épaisseur
ce lointain bruissement
de soleil et de pollen
le rien de la lumière
Jean Mambrino clairière stock poésie
Plus sensible que la foudre
les érables les vieux chênes
enveloppés d'ombre et d'humus
écoutent dans l'épaisseur
ce lointain bruissement
de soleil et de pollen
le rien de la lumière
Jean Mambrino clairière stock poésie
Les grands automnes
descendent de la montagne
en silence
jusqu'aux abeilles qui abandonnent
nos dernières roses
où la rosée le matin
a déjà le parfum de la neige
Jean Mambrino L'oiseau-coeur extrait Stock-poésie
J'extrais l'irréel
Du champ
De toute matière
Je plante le réel
Au coeur
Des utopies
Je conjugue
Liberté
Sur nos terres
Engourdies.
Andrée Chedid Au coeur du coeur Librio
Bruits dans les combles
souriceau
au chaud pour l'hiver ?
Il y a des matins en ruine
Où les mots trébuchent
Où les clés se dérobent
Où le chagrin voudrait s'afficher
Des jours
Où l'on se suspendrait
Au cou du premier passant
Pour le pain d'une parole
Pour le son d'un baiser
Des soirs
Où le coeur s'ensable
Où l'espoir se verrouille
Face aux barrières d'un regard
Des nuits
Où le rêve bute
Contre les murailles de l'ombre
Des heures
Où les terrasses
Sont toutes
Hors de portée.
Andrée Chédid Au coeur du coeur Librio