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cafe

Haïkus Lozère

Publié le par riende9?

Ce n'est pas encore l'été

mais deux vers luisants 

accompagnent notre soirée

 

La coccinelle est sur l'herbe _

En mode photographe

Bzz ne veut pas prendre la pose

 

Assis sur son muret _ Chat

guette les chauve-souris

Si une se laissait saisir

 

Sauvetage du papillon

Plouf dans le café

Egouttage suivi d'envol

 

Dans le pré les cloches des vaches

la maigre et son veau

mais où sont passées ses cornes

 

 

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Au café

Publié le par riende9?

Non loin de moi, elle prit un siège,

s'y installa sans hâte et fut comme une rose

   exposant sa nonchalance

   sur la lèvre du vase.

 

Le papier d'une lettre apparut, humble et soumis,

   dans sa main,

moissonnant un reste de sa fidélité.

 

Ma tasse de café s'échappait, elle, sans cesse

   de ma main,

dans le désir de rejoindre sa tasse.

 

O le tourment infligé par ce capuchon dont le soleil

   auréolait sa tête ! ...

Et ce poudroiement d'or que met en mouvement

   l'haleine de l'été !...

 

Le voyage d'un rayon de lumière

   sur son genou

ébranle les fondations de mon âme !

 

Elle, de sa tasse, humait à loisir

   quelques gouttes de café,

et moi j'en buvais au bord

   de ses paupières !

 

Ah, ce récit conté par les deux yeux, qui me demandent

   d'être son esclave,

comme sont les astres au ciel

   en leur perpétuelle ronde !

 

Chaque fois que je la regarde

   longuement, elle rit,

dénudant la blancheur de neige

   de ses dents.

 

                     ****

 Partage avec moi le café du matin,

et ne t'ensevelis pas dans la noire tristesse

   de l'irrésolution !

 

Je suis ton voisin, ô dame mienne,

et les collines elles-mêmes prennent des nouvelles

   de leurs voisines.

 

Qui suis-je ? ... Laisse de côté

   les questions. Je suis

une esquisse à la recherche des couleurs

   qui la font exister...

 

            ****

 

Un rendez-vous, Madame ?

   Elle sourit

et me montra du doigt

   son adresse sur l'enveloppe.

 

J'y portais mes regards attentifs,

   et ne pus rien voir, sauf

la marque du rouge à lèvres

   sur sa tasse de café.

 

Nizar Qabbani La Poésie arabe des origines à nos jours ed Phébus

 

 

 

 

 

 

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Cinq heures

Publié le par riende9?

Ma table de Café,

Comme je la chéris... La coquette,

Toute en marbre poli,

Qu'elle est jolie et qu'elle est fraîche !

 

Avec un siphon vert au milieu,

Et, à côté, les allumettes

Devant mon verre rempli

D'une boisson légère.

 

(J'ai toujours proscrit les liqueurs,

Les trouvant peu décoratives :

Les sirops ont des couleurs

Plus vives et plus brutales.)

 

C'est sur elle que je peux écrire

Mes vers argentés,

Au grand étonnement des garçons

Qui me regardent sans compendre.

 

Sur elle je pose mes bras

Avec détachement,

Cherchant dans l'air les vestiges

De ma vie passée.

 

Ou bien, grillant des cigarettes,

- Car cela fait un an que je fume -

J'imagine et je confectionne

Mes petites intrigues bizarres.

 

(Et si par hasard devant moi

Passe l'éclat d'une jolie femme,

La fumée de ma cigarette

Va l'embrasser, bien entendu...)

 

L'arrivée d'un nouveau client,

C'est un nouvel acteur sur la scène,

Car mon regard ennuyé

Lui prête aussitôt un rôle.

 

Et le rouge de ces lèvres

Qu'au fond j'aperçois, si tristes,

Dans ma pensée persiste

Et ne la quitte plus.

 

Telles sont les futilités

Enfermées dans mon souvenir ;

De ces visions fugitives

Naissent mes plus fortes nostalgies...

 

(Telle histoire en Or, si belle,

Dans ma vie avorta :

Je fus un héros de roman

Inemployé par les auteurs...)

 

Dans les Cafés, j'attends la vie

Qui jamais ne vient à moi :

- Je ne suis pas en peine

Du temps qui passe en courant.

 

Mon but est de passer le temps,

L'idéal qui seul me reste :

Pour moi, il n'est plus belle fête,

Et je ne trouve rien plus beau.

 

- Cafés de ma paresse,

Vous êtes aujourd'hui - quel exploit ! -

Tout mon terrain d'action

Et toute mon ambition.

 

                                                         Paris, septembre 1915

 

Mario de Sa-Carneiro Poésies complètes ed Minos La différence  

 

 

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Gaspard Hons

Publié le par riende9?

La solitude souffre, elle écrit des poèmes très ordinaires, la solitude descend au fond des mots, ferme toutes les portes, pleure doucement sur les malheurs du monde. La solitude se détache du monde, elle devient étrangère au monde, aux choses, aux êtres. La solitude se tait, mâche le désespoir, assiste impuissante à la destruction du monde. L'odeur du café, le ricanement du tiroir, la présence de l'ange, la température trop basse pour la saison, l'ombre des âmes mortes, ... tout cela aussi connaît la solitude

 

Gaspard Hons L'orage en deux ed Le dé bleu

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trois cafés

Publié le par riende9?

Il faudrait arrêter

les angoisses et cauchemars

il faudrait trouver

l'énergie

il faudrait

faire

il faudrait se taire

il faudrait "ignorer avec grâce"

il faudrait aussi

se limiter à trois cafés

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aujourd'hui c'était un autre jour (extrait)

Publié le par riende9?

AccueilCafé sans sucre aujourd'hui.
Manque plus qu'à arrêter la cigarette.
Là, on tousse ou on sourit au choix ou les deux.
C'était un oubli c'est tout
Et en plus c'était un autre jour on va dire.

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