Tant de lumière en ton esprit se perd en une mer infinie d'étoiles. Sueur de l'obscur. L'océan intérieur détruit ce qu'il fabrique. Comment se détachent et s'inaugurent les sensibles éclairs, qu'étrangement arrache en toi l'identique à la nuit ?
L'eau de l'obscur est bonne à boire. Accordant le zèle du corps à la grande danse initiatique, approche-toi de la maison où sur la table, une cruche attend la main secrète qui pourra seule l'y verser.
Des abeilles ruchent sous la neige. Qui l'ignore ne voyage pas...
l’obscur travaille ma lumière des formes que je ne comprends pas me traversent et je me mets à lire des lettres que je ne comprends pas alors je commence à voir clair
1er mars 2008
Henri Meschonnic, L’Obscur travaille, Arfuyen, 2011