papillon
Papillon
haïku
NGC 224
"Quelqu'un qui ne sait pas lire l'air (kuki ga yomenai hito)", disent les Japonais pour décrire une personne qui ne sent pas une situation.
On ne sait plus si l'autre sait, mais on sait qu'il ne sait pas bien s'il sait ou non.
Un malheur ou un bonheur se produisent quand on n'y pense plus.
Il y a deux sortes d'onomatopées. Celles pour les sons, et celles pour les images. En japonais "tefu tefu" décrit le battement d'ailes des papillons.
"J'ai l'impression de comprendre (wakatta ki ga suru)", dit-on en japonais pour signifier qu'une chose nous échappe.
Ito NAGA NGC 224 ed CHEYNE
abeilles au travail
euphorismes
Avec moi, le ménage
c'est aussi taudis aussitôt fait.
L'amour c'est comme le jazz :
c'est n'importe quoi
mais pas n'importe comment.
Pourquoi faire les choses à moitié
quand le quart suffit ?
Le temps n'est pas maître de notre destin,
il n'en est que le comptable.
Il y a des moments tellement magiques
qu'ils vous donnent
la nostalgie du présent.
A force de me planter
je vais bien finir par pousser.
On n'est adulte que lorsqu'on a pris la
mesure de son insignifiance.
Ceux qui exigent la vérité
ne devraient pas s'en plaindre.
L'amour que l'on ressent
ne donne aucun droit,
celui que l'on inspire aucun devoir.
Avec l'âge on renonce
à bien des choses
dont on aurait pu se passer
beaucoup plus tôt.
Le papillon bat des ailes,
comme pour applaudir le printemps.
On passe la première moitié de sa vie
à se sous-estimer.
et la deuxième à s'apercevoir
qu'on a surtout surestimé les autres.
En amour comme en musique
une fausse note n'est pas dramatique,
pire, c'est dommage.
Une amnésie sélective est,
pour la conscience,
le meilleur des tranquillisants.
Je suis toujours de l'avis du dernier
qui n'a rien dit.
Grégoire Lacroix extraits de les euphorismes de Grégoire ed Max Milo
Demain la suite
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papillon
un jour comme un autre
Aller se poser dans le jardin.
Choc tête à tête avec le papillon.
Il s'en va,
puis revient
finir la conversation
mais elle ne comprend pas,
ne comprend plus.
Un moineau s'essaie à la traduction,
en vain.
Et la tourterelle ?
elle désespère peut-être.
Des mouches ici aussi
mais en infime quantité
interprètes inefficaces ?
Les grillons, fatigués,
baissent le son.
Le vent même léger
couvrent leurs chants.
Un jour comme un autre.











