Philippe Jaccottet
J'ai longtemps désiré l'aurore
mais je ne soutiens pas la vue des plaies
Quand grandirai-je en fin ?
J'ai vu la chose nacrée :
fallait-il fermer les yeux ?
Si je me suis égaré
conduisez-moi maintenant
heures pleines de poussière
Peut-être en mêlant peu à peu
la peine avec la lumière
avancerai-je d'un pas ?
Voeux I Poésie 1946-1967 Poésie/Gallimard